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Chaires et groupes de recherche (données du CEN-R)

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  • Imaginaires, représentations et dimensions culturelles de l’univers technique

  • Archéologie et histoire des médias

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Centre de recherche intermédiales sur les arts, les lettres et les techniques

Centre de recherche intermédiales sur les arts, les lettres et les techniquesCRIalt

Le CRIalt est l’héritier du Centre de recherche sur l’intermédialité (CRI) qui a été le premier centre de recherche (1997) au Québec et au Canada sur les rapports intermédiatiques et leurs implications historiques, sociologiques, culturelles et politiques.

Analyse des relations

Le CRIalt part du principe que l’on ne peut étudier chaque média dans son autonomie ou sa singularité, mais qu’il faut voir comment interagissent et se définissent réciproquement les médias. Autrement dit, il met l’analyse des relations au premier plan. Les êtres et les événements sont conçus comme des nœuds de relation, qui leur donnent leurs caractères, leurs spécificités, leurs identités, mais aussi leurs dynamiques problématiques et leurs étrangetés fonctionnelles. Du point de vue intermédial, il n’y a pas en premier lieu des éléments du monde dont il faudrait, ensuite, penser les relations, mais ce sont les relations et leurs entrecroisements qui façonnent les positions d’identité et suscitent les troubles et les différences.

Si un médium est un dispositif technique et intellectuel qui met en relation des éléments du monde, si un média est la forme institutionnalisée de tel ou tel médium, alors les recherches intermédiales portent avant tout sur les relations entre les différents médiums et médias afin de mieux comprendre leurs effets sur l’histoire des êtres.

On peut en saisir les opérations à trois niveaux différents. D’abord, les relations entre divers médias (voire entre diverses pratiques artistiques associées à des médias délimités ; ces relations peuvent se donner à voir dans un film, un livre ou encore à partir d’un même événement qui fait l’objet d’un reportage télévisé, d’un film, d’un service photographique, d’une installation muséale) : l’intermédialité vient après les médias. Mais le concept désigne aussi ce creuset de médias d’où émerge et s’institutionnalise peu à peu un nouveau média bien circonscrit (ainsi, le cinéma entre peinture, photographie, panorama et fête foraine) : l’intermédialité apparaît avant le média. Enfin, il recouvre le milieu dans lequel les médias prennent forme et sens (milieu social, institutionnel, culturel aussi bien que technologique : ainsi, l’humanisme de la Renaissance naît des bibliothèques et de la culture de l’imprimé, du développement des circuits épistolaires (routes, courriers) comme des grandes découvertes géographiques, des formes d’autorité universitaires, de l’imaginaire politique de la République des Lettres ou de l’amitié communautaire comme d’un nouveau rapport entre présent et passé) : l’intermédialité est immédiatement présente à toute pratique d’un média. Comme on le voit, la question du temps (après, avant, pendant) et de ses différentes structurations spatiales (réseaux techniques ou lieux institutionnels) est au cœur des analyses intermédiales.

Transmission et transdisciplinarité

L'enjeu de l'intermédialité est alors de procéder à l'étude des différents niveaux de matérialité impliqués dans la constitution des objets, sujets, institutions, communautés, que seule une analyse des relations est en mesure de découvrir. Une telle entreprise demande la convergence de compétences transdisciplinaires, puisqu'elle implique une étude des corpus théoriques (sous le scalpel d'un nouvel appareillage conceptuel nécessaire au passage d'une logique de l'être à une logique de la relation), une perspective historique (problème de la constitution des milieux) et une approche expérimentale (problème de repérage des relations).

L'intermédialité s'affirme donc non seulement comme une position épistémologique (qui étudie l'installation des réalités dans leur dynamique, plutôt que les réalités déjà installées), mais aussi comme le plan de recoupement par excellence des disciplines dont les membres du CRIalt sont les représentants (Histoire de l'art, Communication, Études littéraires, Études cinématographiques et audiovisuelles, Études théâtrales, Anthropologie).

Cette transdisciplinarité répond en fait à un souci général pour les phénomènes de transmission, autrement dit à la dimension historique (parfois de longue durée) des éléments qui nous constituent et qui nous changent, par recyclage ou stabilisation, par remédiation ou effacement, par rupture ou transfert. Une fois que l’on a placé les relations au point de départ de toute analyse, il s’agit en effet d’étudier toutes les formes de transmission qui constituent les êtres et les événements, en prenant en compte aussi bien les appareillages techniques que les dispositifs d’idées, les formes discursives que les tactiques de présentation, les configurations sociales que les légitimations institutionnelles. C’est de la mise en relation, au niveau épistémologique, de toutes ces relations opérant à des échelles et selon des logiques différentes que peuvent émerger de nouvelles façons de comprendre le monde qui nous entoure et ses multiples histoires.

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Centre de recherche Virtuoso sur les usages, cultures et documents numériques

Centre de recherche Virtuoso sur les usages, cultures et documents numériquesVirtuoso

Le Centre de recherche Virtuoso est un regroupement facultaire d’une trentaine de chercheurs provenant de 8 départements dont les travaux sont consacrés principalement à l’étude des usages, cultures et documents numériques. Nos membres s’intéressent au réagencement des dispositifs de production et de diffusion de la connaissance dans une pluralité de disciplines en sciences humaines, sociales, et informatique.

Chaque axe permet de regrouper des chercheurs autour d’une thématique spécifique, mais ouverte, qui encourage les échanges interdisciplinaires afin de favoriser des collaborations de recherche autour de projets subventionné ou de futurs collaborations qui naîtront des échanges durant les activités du centre. Plusieurs chaires du Canada sont aussi associées aux activités du centre, ainsi que des embauches récentes en lien avec le numérique dans plusieurs départements de la FAS.

Les axes explorent sous différentes formes le lien entre un positionnement théorique et la spécificité des documents numériques au cœur des travaux des chercheurs du centre. Ces derniers combinent en effet de plus en plus des approches computationelles avec leurs approches disciplinaires plus « traditionnelles ».

Les chercheurs du Centre de recherche Virtuoso se posent donc la question de la société numérique et de la communication numérique, de l’impact sur les comportements, des changements dans les méthodes de composition artistique et littéraire, des nouveaux environnements d’apprentissage à l’école, des plateformes collaboratives et bases de données, des effets des jeux vidéo, de l’utilisation et conception des technologies en émergence, des possibilités muséales et patrimoniales du numérique.

Formation :

Implication active du centre dans les programmes se rapportant aux documents numériques (e.g projet de D.E.S.S en édition numérique ; D.E.S.S en arts, création et technologie ; Doctorat en littérature « Études littéraires et intermédiales »), ainsi que les cours en lien offerts dans différents programmes (tel le nouveau séminaire « Littérature et culture numérique »).

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Groupe de recherche sur les jeunes et les médias

Groupe de recherche sur les jeunes et les médiasGRJM

Depuis notre création, nos travaux relevant du domaine des jeunes et des médias se sont principalement orientés vers les sujets suivants: l’écoute télévisuelle des jeunes québécois et canadiens, la médiation familiale dans l’écoute de la télévision, l’écoute de la télévision francophone par les jeunes allophones, les stéréotypes et la violence présents à la télévision, le potentiel éducatif de la télévision et des technologies interactives auprès des enfants et des adolescents, la réglementation de la publicité dans les émissions jeunesse, etc. Des activités de recherche sont aussi consacrées aux publicités sociétales et aux messages de santé destinés aux jeunes sur des sujets tel le tabagisme.

Quelques projets, croyons-nous, méritent une attention particulière. Une analyse longitudinale, réalisée durant près de dix années consécutives, de la programmation télévisuelle destinée aux jeunes et de leur écoute a permis d’identifier les particularités et les tendances évolutives de l’offre et de l’écoute télévisuelle chez les enfants et les adolescents.Un bilan sommaire a été publié sous le titre L’environnement techno-médiatique des jeunes à l’aube de l’an 2000. Une partie de cette analyse a été rééditée  en 2009-2010   pour le compte de l’Alliance médias jeunesse et a constituée la plus vaste étude jamais réalisée au plan nationale sur l’offre de la programmation pour enfants au Canada. Certains chercheurs se sont aussi intéressés à l’éducation critique aux médias, une approche qui vise à amener le téléspectateur/internaute à comprendre l’univers des médias afin de le rendre plus autonome et plus conscient dans sa fréquentation de ceux-ci. Enfin, motivé par l’objectif de promouvoir une télévision de qualité pour les jeunes, le GRJM a conduit plusieurs évaluations formatives (en pré-production) et des évaluations sommatives (en post-production) d’émissions jeunesse pour des séries telles que Les Débrouillards et Watatatow pour ne nommer que celles-là.

Pour ce qui est du volet des technologies nouvelles et émergentes d’information et de communication, les travaux se sont consacrés à la recherche au développement et la mise au point de technologies arrimées aux systèmes interactifs. Dans les années 1990, le projet Vidéoway et UBI a permis d’étudier de façon approfondie les aspects psychosociaux de la diffusion de nouvelles technologies télévisuelles dans les foyers. Ainsi, il a été possible de documenter le processus d’appropriation de différentes catégories de foyer (par exemple, les familles avec de jeunes enfants, les personnes âgées, etc.) et faire des recommandations pour des interfaces optimales et des contenus pertinents en conséquence. Surtout concentrés dans la région de Montréal, ces études ont également nous ont conduits  sur d’autres terrains, notamment aux États-Unis et en Angleterre. Plusieurs recherches ont également porté sur les nouvelles technologies de mesure d’auditoire. Par ailleurs, différents projets à portée spécifiquement éducative ont abordé le potentiel des systèmes interactifs pour des personnes analphabètes, pour des enfants démontrant des retards de développement, pour les élèves de l’école primaire, pour l’enseignement à distance et pour l’usage dans les musées.

Le GRJM s’est aussi concentré spécifiquement sur l’appropriation et les usages quotidiens des technologies de l’information et de la communication par les adolescents. Une vaste étude qui s’est déroulée entre 1999 et 2005 en trois volets sur les usages du cellulaire a donc été réalisée. Le premier volet visait à étudier les dynamiques d’interactions familiales par le biais de cette technologie. Le deuxième volet explorait le discours des jeunes sur le cellulaire à partir de groupes de discussions. Finalement, le troisième volet, en collaboration avec le CITÉ,  constituait en des études de cas basées sur les conversations téléphoniques enregistrées au cellulaire entre adolescents . Cette vaste recherche sur l’appropriation a permis la publications de nombreux ouvrages dans des revues scientifiques de haut calibre. Plus récemment nous avons entamé aussi des recherches exploratoires sur des supports mobiles du type google glass.

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