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C'est tombé dans l'oreille d'une Sourde

Mener à terme un projet de doctorat n’est pas une mince affaire. Une fois par semaine, un étudiant de l’UdeM explique en 150 mots ce sur quoi il travaille, et pourquoi il le fait.

Ma recherche-création est composée d'un essai et d'une bande dessinée en français et en langue des signes québécoise (une bande «dessignée»), produite à partir de rencontres que j'ai tenues avec des personnes sourdes et des membres de ma famille dans le cadre de ma thèse et intitulée C'est tombé dans l'oreille d'une Sourde. En partant du postulat que l'oppression est souvent éprouvée à travers des interactions quotidiennes en général bien intentionnées, j'ai réfléchi à ce que cela fait de vivre comme personne sourde. Entre autres, ma démarche m'a permis de réaliser qu'on ne peut envisager la sourditude sans tenir compte des rapports de pouvoir auxquels participent les entendants.

Je compte une soixantaine de productions à mon actif. Après la soutenance, je souhaite contribuer à la défense des droits des personnes sourdes et malentendantes. Bien que nous représentions 10 % de la population, il reste beaucoup à faire pour que nous puissions pleinement faire partie de la société.

Véro Leduc

Directrice de thèse : Line Grenier, du Département de communication de l'Université de Montréal

Bourses

  • Bourse Vanier du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada
  • Bourse de fin d'études doctorales de la Faculté des études supérieures et postdoctorales
  • Bourse de la Fondation des Sourds du Québec

Publications et vidéos

Propos recueillis par Mathieu-Robert Sauvé

Je veux comprendre l'amour des chats

Mener à terme un projet de doctorat n’est pas une mince affaire. Une fois par semaine, un étudiant de l’UdeM explique en 150 mots ce sur quoi il travaille, et pourquoi il le fait.

Je m'intéresse aux relations que les individus entretiennent avec leurs animaux domestiques. Celles-ci se sont modifiées depuis quelques décennies en raison de l'isolement créé par la vie urbaine. Les gens ont un besoin naturel de contact avec des êtres vivants, mais leurs échanges avec les animaux donnent lieu à des manières d'être et de communiquer qui relèvent de l'imaginaire. L'animal ne juge pas, il n'a aucun préjugé et n'exige rien de l'humain. Pour celui-ci, toutefois, la dimension affective occupe une grande place. Cette incompréhension entraîne des méprises.

Mes sujets de recherche travaillent avec des animaux ou en possèdent. J'ai aussi observé les clients du Chat L'Heureux, à Montréal, le premier «café à chats» en Amérique. Né en Asie, ce concept permet aux gens de côtoyer les chats dans un lieu public.

Mon travail pourrait aider les vétérinaires à mieux comprendre les propriétaires d'animaux, avec qui ils ont de nombreuses interactions.

Geoffrey Da Costa


Directeur de thèse :
 André A. Lafrance, du Département de communication

Bourses : Faculté des études supérieures et postdoctorales et Services aux étudiants

Propos recueillis par Mathieu-Robert Sauvé